Torture

La fin de la torture

Jocelyn Coulon, 13 mars 2008, La Presse

L'auteur est directeur du Réseau francophone de recherche sur les opérations de paix et professeur invité au GERSI et au CERIUM de l'Université de Montréal (j.coulon@cerium.ca).

Il y a quelques jours, le président George W. Bush a opposé son veto à une loi interdisant aux services secrets de pratiquer la torture. Voilà, en quelque sorte, une partie de l'héritage qu'il veut laisser à ses concitoyens. Pourtant, rien n'est encore irréparable.

Le SCRS utiliserait des informations obtenues par la torture

Le mardi 12 février 2008, Jim Bronskill, La Presse Canadienne

Une enquête menée par l'organisme qui surveille les opérations du Service canadien du renseignement de sécurité a permis de conclure que l'agence d'espionnage «utilise des informations obtenues par la torture», ce qui constitue peut-être l'évaluation la plus brutale jamais faite des pratiques du SCRS.

Simulation de noyade : La CIA passe aux aveux

Abou Zoubaydah a été identifié comme étant l'une des sources ayant utilisé contre Adil Charkaoui.

l'ONU est d'avis que Canada a violé la Convention contre la torture

... Le Comité contre la torture ... est d'avis que l'expulsion du (Sogi Singh) vers l'Inde le 2 juillet 2006 a constitué une violation des articles 3 et 22 de la Convention (contre la torture). ...

Lire la décision ici.

Une évaluation des risques remise en question

André Noël, La Presse, Le vendredi 09 nov 2007

Dans 98% des cas, les agents d'Immigration Canada qui examinent les risques de renvoyer un étranger dans son pays affirment qu'il n'y a pas de risque, ce qui fait dire à un avocat qui défend les réfugiés politiques que cet examen est un écran de fumée.

Le mécanisme s'appelle «examen des risques avant renvoi» (ERAR). Il a été créé par la nouvelle loi sur l'immigration adoptée en 2001. Il s'agit d'un dernier recours pour des milliers d'étrangers qui se sont vu refuser leur demande de statut de réfugié. Les impacts de cette procédure commencent seulement à se révéler.

Renvoi vers le danger

André Noël, La Presse, Le vendredi 09 nov 2007

Bouchaïb Hafid, homme d’affaires marocain de 45 ans, a cherché refuge au Canada avec sa famille parce qu’il se disait persécuté par la police, dont il dénonçait la corruption. Sa demande d’asile a été rejetée. En septembre 2003, un agent d’Immigration Canada chargé de l’examen des risques avant renvoi a estimé qu’il ne courait pas de risque à être expulsé, ce qui a été fait deux mois plus tard.

Le SCRS savait que Maher Arar serait torturé

PC, Le Devoir, 10 août 2007

Selon de nouveaux extraits du rapport d'enquête, les méthodes américaines étaient connues du service de renseignement

Depuis la publication du rapport O'Connor, le gouvernement fédéral a offert ses excuses à Maher Arar et lui a versé une indemnité de 10,5 millions de dollars pour les épreuves qu'il a subies.

Ottawa -- Le rapport d'enquête sur l'affaire Maher Arar s'est enrichi hier de quelques mots auparavant censurés et qui permettent maintenant de comprendre que les autorités canadiennes du renseignement se doutaient fort bien que leurs vis-à-vis américains utilisaient l'expulsion pour soutirer des informations sous la torture.