André Noël, La Presse, Le vendredi 09 nov 2007
Dans 98% des cas, les agents d'Immigration Canada qui examinent les risques de renvoyer un étranger dans son pays affirment qu'il n'y a pas de risque, ce qui fait dire à un avocat qui défend les réfugiés politiques que cet examen est un écran de fumée.
Le mécanisme s'appelle «examen des risques avant renvoi» (ERAR). Il a été créé par la nouvelle loi sur l'immigration adoptée en 2001. Il s'agit d'un dernier recours pour des milliers d'étrangers qui se sont vu refuser leur demande de statut de réfugié. Les impacts de cette procédure commencent seulement à se révéler.