Couverture médiatique

Adil Charkaoui réclame une enquête publique sur la fuite d'un rapport le concernant

Press canadienne, 10 août 2011

Une enquête publique doit être lancée pour faire toute la lumière sur la fuite d'un rapport hautement confidentiel à un journaliste du quotidien La Presse, affirme le comité d'appui à Adil Charkaoui, incriminé par le document.

La semaine dernière, le journal montréalais publiait un article basé sur un rapport du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) qui accusait M. Charkaoui et Abousfian Abdelrazik d'avoir planifié de faire exploser un avion de ligne, en 2000.

Les deux hommes ont passé des années à tenter de laver leur nom.

Les partisans d'Adil Charkaoui estiment que la fuite du rapport était une tentative d'influencer l'opinion publique et qu'il s'agit d'un geste perpétré par certains éléments influents au sein du gouvernement.

Dans leur bataille pour blanchir leur réputation, M. Charkaoui a contesté avec succès un certificat de sécurité déposé contre lui par Ottawa et M. Abdelrazik a réussi à perdre sa qualification de « menace à la sécurité ». Il tente toujours de faire retirer son nom de la liste noire du terrorisme tenue par les Nations unies.

Une porte-parole de la coalition d'appui à Adil Charkaoui a refusé de préciser ce qui leur fait croire que la fuite provient des hautes sphères du gouvernement fédéral.

Bomb Plot Leak to La Presse and the Minister’s Response

Aug 7th, 2011, Maher Arar, Prism Magazine
http://prism-magazine.com/2011/08/bomb-plot-leak-to-la-presse-and-the-mi...

The latest bomb plot information (or misinformation) that was leaked to La Presse implicating both Charkaoui and Abousfian should make every Canadian concerned about how national security information is being disseminated in the public domain without checks and balances, and most importantly, without going through the proper judicial channels.

To start with let us briefly and carefully review this information which is now found on almost every major news web site in Canada.

In summary, the information, part of which seems to be recycled, relates to an alleged “encrypted” phone conversation that took place in the year 2000 during which both Charkaoui and Abousfian discussed a potential bomb plot to blow up an unspecified commercial plane. Moreover, it states that shortly after the interception of this alleged phone conversation CSIS found traces of explosives in Abousfian’s car.

Without arriving to a conclusion on the credibility of this information, which only a judge with full access to all documents can do, the timing and the nature of this leak raises very important questions of national importance:

Charkaoui poursuivra Ottawa pour 24,5 millions

Radio Canada, 12 mars 2010
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/National/2010/03/12/003-charkaoui-p...

Visé par un certificat de sécurité pendant six ans, le Montréalais d'origine marocaine Adil Charkaoui a l'intention de poursuivre Ottawa pour 24,5 millions de dollars pour atteinte à sa réputation.

Le gouvernement fédéral le soupçonnait d'appartenir à un réseau terroriste lié à Al-Qaïda, ce qu'il a toujours nié.

M. Charkaoui réclame une indemnisation en son nom et en celui de ses trois enfants. Il a indiqué que la poursuite civile avait été déposée devant la Cour supérieure du Québec à la fin de février.

Ce n'est pas une question d'argent, a-t-il assuré, mais de rebâtir sa réputation et de recouvrer sa vie.

Adil Charkaoui a indiqué en entrevue à la Presse canadienne qu'il ne voulait pas publiciser la nouvelle parce que ses avocats finalisaient la poursuite. Mais il s'est échappé plus tôt cette semaine et a mentionné la poursuite lors d'une conférence qu'il donnait à Sherbrooke.

La Cour révoque officiellement le certificat de sécurité contre Charkaoui

Marie Vastel, Presse Canadienne,  14 octobre 2009

OTTAWA — Après des années de lutte judiciaire contre Ottawa, le Montréalais Adil Charkaoui a été libéré, par la Cour fédérale mercredi, du certificat de sécurité qui pesait contre lui, depuis qu'il a été soupçonné par le gouvernement canadien d'entretenir des liens terroristes.

Le tribunal a également statué qu'Ottawa ne pourrait pas porter la cause en appel.

M. Charkaoui devra toutefois intenter une procédure distincte, s'il va de l'avant avec son souhait de poursuivre le gouvernement, comme il l'avait évoqué à la fin septembre.

Ce Montréalais d'origine marocaine, marié et père de trois enfants, a été soupçonné d'activités terroristes et s'est vu imposer, en 2003, un certificat de sécurité par le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), qui le considérait comme un sympathisant d'al-Qaïda.

Charkaoui réclame des excuses officielles

Entretien avec Réné Homier-Roy, Radio Canada, C'est bien meilleur le matin, 30 sept 2009

Établi au Canada en 1995, Adil Charkaoui, 36 ans, a le statut de résident permanent. Le gouvernement fédéral le soupçonnait d'appartenir à un réseau terroriste lié à Al-Qaïda, ce qu'il a toujours nié. Il a été arrêté en mai 2003 en vertu d'un certificat de sécurité. La juge Danièle Tremblay-Lamer, de la Cour fédérale, a levé les dernières conditions de remise en liberté qui pesaient sur Adil Charkaoui, jeudi dernier. René Homier-Roy s'entretient avec lui. Écouter l'emission.

Charkaoui veut des excuses et songe à demander une compensation financière

Marie Vastel, Presse canadienne, 29 septembre 2009

OTTAWA — A la veille d'une nouvelle étape dans sa bataille judiciaire contre le gouvernement fédéral, Adil Charkaoui n'exclut pas la possibilité de poursuivre Ottawa, mais il estime qu'il serait difficile de chiffrer une compensation capable de réparer les torts qu'il a subis.

Ce Montréalais d'origine marocaine a été soupçonné d'activités terroristes et s'est vu imposer un certificat de sécurité par le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), qui le présumait d'être un sympathisant d'Al Qaïda. Ce certificat pourrait être révoqué mercredi par la Cour fédérale, à moins qu'Ottawa ne décide d'aller en appel.

Adil Charkaoui est un homme libre

Six years in legal labyrinth

Thomas Walkom, Toronto Star, Aug 26, 2009

In the topsy-turvy world of security, few stories are more bizarre than that of Adil Charkaoui. Six years ago, the federal government jailed him as an alleged Al Qaeda sleeper agent. Now, it turns out, the government admits it has no credible evidence of that or indeed anything else against him that it's willing to test in court.

But the government still wants the 36-year-old Montrealer – who has applied for but not yet been granted Canadian citizenship – deported to his native Morocco.

Charkaoui is one of five Muslim men, non-citizens all, caught up in the Catch-22 web of Canadian immigration law. This allows the government – under judicial oversight – to jail without charge and eventually deport any non-citizen it deems a security risk.

The judicial oversight clause is important. Even though the law is stacked against detainees (secret evidence is permitted), all five have managed to convince judges that they are not as dangerous as the government claims and need not be kept in jail.

Charkaoui, however, is the legal star of the five. He's won two Supreme Court challenges and, as he gradually demolished Ottawa's case against him, managed to make the government look like an idiot.

Les doléances d'Adil Charkaoui

Radio Canada, 21 août 2009

Adil Charkaoui, ce Montréalais d'origine marocaine pourrait enfin voir la lumière au bout du tunnel. Monsieur Charkaoui fait l'objet d'un certificat de sécurité sur les bases de liens présumés avec Al-Qaïda.

Ottawa préfère retirer des éléments de preuve contre lui, plutôt que de les rendre publics. Ce geste pourrait entraîner l'annulation du fameux certificat de sécurité émis contre l'enseignant il y a six ans.

Marc-André Masson s'entretient avec Adil Charkaoui. Voir l'entretien ici.

 

Preuves insuffisantes contre Charkaoui

Laura-Julie Perreault, La Presse, 21 août 2009

Le certificat de sécurité qui pèse contre le Montréalais Adil Charkaoui pourrait être bientôt levé. Dans un document déposé à la Cour fédérale et dont La Presse a obtenu copie, le gouvernement canadien admet que la preuve au dossier de l'immigrant d'origine marocaine est aujourd'hui «insuffisante» pour justifier son renvoi du pays.