Couverture médiatique

Charkaoui 1, SCRS 0

Le Devoir, 27 June 2008, Marie-Andrée Chouinard

C'est une volée de bois vert que reçoit - encore! - le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) dans le jugement de la Cour suprême sur l'affaire Charkaoui. Pour délivrer son certificat de sécurité, le gouvernement n'a pas disposé d'une preuve entière, que le SCRS aurait dû lui fournir. Au nom de la protection nationale, peut-on pratiquer l'arbitraire et obéir à de fumeux principes? Nenni!

Après quelques années de bataille, le Montréalais d'origine marocaine Adil Charkaoui doit voir dans le jugement unanime de la Cour suprême, rendu hier, non pas une demi-victoire mais plutôt un gain appréciable. Les magistrats ont parlé: les certificats de sécurité comme celui qui fut délivré contre M. Charkaoui en 2003 peuvent, par leur nature même, gravement compromettre les «intérêts fondamentaux de liberté, de sécurité et parfois de droit à la vie de la personne», d'où l'importance suprême de tout mettre en oeuvre pour préserver ces droits. Un principe qui ne fut pas respecté dans le cas de M. Charkaoui.

Manifestation contre les certificats de sécurité

Le Devoir, 5 mai 2008

 

La coalition «Justice pour Adil Charkaoui»  estime que ces certificats constituent une mesure raciste basée sur un profilage racial. Cinq personnes sont actuellement frappées d'un certificat de sécurité au Canada, dont le Montréalais d'origine marocaine Adil Charkaoui.

 

 

 

Justice pour Adil Charkaoui manifeste contre les certificats de sécurité

Pourquoi nous soutenons Adil Charkaoui

Nous avons été dégoûtés et choqués de lire encore une autre attaque à la réputation d’Adil Charkaoui publiée dans plusieurs médias au début d’avril.

Certificats de sécurité: tollé général contre Ottawa

Mario Girard et Catherine Handfield, La Presse, Le dimanche 24 février 2008

Le renouvellement de cinq certificats de sécurité à l’endroit d’Adil Charkaoui et de quatre autres individus soupçonnés d’entretenir des activités terroristes suscite l’indignation générale. Malgré les nouvelles allégations publiées samedi qui accompagnent ces certificats, plusieurs doutent de l’existence de preuves valables pouvant mener à de véritables accusations.

Charkaoui va contester la loi

Le Devoir, Guillaume Bourgault-Côté, 22 février 2008

Les avocats du Montréalais Adil Charkaoui entendent contester vigoureusement les dispositions de la nouvelle loi C-3 concernant l'émission de certificats de sécurité. Car la nouvelle loi reproduit les mêmes «défaillances» que l'ancienne, estiment-ils. Il y a un an, Adil Charkaoui savourait une victoire importante: la Cour suprême venait de juger inconstitutionnelles certaines dispositions de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés. On évaluait alors que le régime des certificats de sécurité brimait les droits fondamentaux des inculpés.

Le gouvernement a reçu l'ordre de modifier ce régime dans les 12 mois suivants. La réponse est venue il y a trois semaines avec le dépôt du projet de loi C-3.

Critiques du projet de loi C-3

Marie-Claude Veillette, INFO690, Jeudi 21 fév 2008

Les membres de la Coalition justice pour Adil Charkaoui ont réagi ce matin aux amendements apportés à la Loi sur l'émission de certificats de sécurité.

Ils estiment que le projet de loi C-3, adopté début février par les députés de la Chambre des communes, ne répond absolument pas aux problèmes soulevés par la Cour suprême.

Le projet de loi C-3 prévoit notamment la création d'un poste de défenseur, dont le rôle sera de représenter et de protéger les intérêts des personnes visées par un certificat de sécurité lors de toute audience tenue à huis clos.

Les tribunaux se pencheront sur les certificats de sécurité

Karine Fortier, Presse Canadienne, Le mercredi 30 janvier 2008

Les certificats de sécurité qui permettent de détenir indéfiniment et sans procès des personnes soupçonnées de terrorisme seront à nouveau débattus devant les tribunaux, jeudi à Ottawa.
 
La Cour suprême se penchera en effet sur le cas du Montréalais Adil Charkaoui, qui reproche notamment aux services secrets d'avoir détruit les enregistrements de certains interrogatoires auxquels il s'est prêté, d'avoir mené une enquête biaisée et d'avoir omis de présenter certains éléments de preuve au ministre de l'Immigration qui émet les certificats.

Charkaoui craint d'être la cible d'une campagne de dénigrement

Jonathon Montpetit, 27 janvier 2008, La Presse Canadienne

MONTREAL - L'apparition soudaine d'un rapport du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) décrivant Adil Charkaoui comme une taupe islamiste fait craindre au Marocain et à ceux qui le soutiennent une campagne de dénigrement, tout en soulevant des questions quant à la sécurité au sein de l'agence canadienne d'espionnage.

Plus tôt ce mois-ci, le directeur adjoint du renseignement au SCRS a reconnu en présence d'un juge d'une cour fédérale que l'agence avait récemment "découvert" un compte rendu d'une entrevue de M. Charkaoui faite en avril 2001.

Journée d'action contre les certificats de sécurité

    Jean-Nicolas Aubé, 7 decembre 2007, Info690