Analyses

L’affaire de Tarnac : symptôme d’une société psychotique

par Jean-Claude Paye,* voltairenet.org

Le 11 novembre 2008, les policiers français ont procédé à la spectaculaire interpellation d’un groupe de « terroristes présumés » dans un petit village de Corrèze. Deux mois plus tard, il apparaît qu’il s’agit en réalité de jeunes gens réfractaires à la société de consommation et de surveillance, et que l’instruction ne dispose d’aucune preuve à charge. Le sociologue Jean-Claude Paye, qui étudie depuis plusieurs années la dérive autoritaire des sociétés occidentales, analyse ici cet étrange usage des lois anti-terroristes.
   
17 janvier 2009

Certificats de sécurité : L’inconfort de l’avocat spécial

L’opinion de Me Hébert, Le Journal, Barreau du Québec, janvier 2009

L’examen d’un certificat de sécurité par la Cour fédérale comporte désormais l’intervention d’un tiers. Contraint par la Cour suprême(1) d’adoucir une procédure d’exception, le législateur fédéral a créé le rôle d’avocat spécial. Son mandat consiste à défendre les intérêts de la personne intéressée lors de toute audience tenue à huis clos et ex parte. Derrière des portes closes, il peut contredire les prétentions gouvernementales selon lesquelles la divulgation de renseignements porterait atteinte à la sécurité nationale. Il peut également contester la pertinence, la fiabilité et la suffisance des renseignements fournis par un ministre. Pour ce faire, il pourra contre-interroger les témoins et faire des représentations. À première vue, c’est un progrès ...

Entervues avec Latifa Charkaoui et Adil Charkaoui

Dans l'édition du mois dernier de Radio Personne n'est illégal, on entend :

  • Latifa Charkaoui, la mère d'Adil Charkaoui, nous parle de la conférence qui s'est tenue à Montréal lors de la Journée internationale de la femme ; et
  • Adil Charkaoui, l'une des cinq personnes soumises à un « certificat de sécurité » explique en profondeur de la « nouvelle » loi sur ces certificats .

ÉCOUTEZ les entervues.

Le projet de loi C-3: anti-démocratique et injuste

En 2002, une campagne publique s’est mise en branle contre les certificats de sécurité  (articles 33 et 77 à 85 de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés) et en solidarité avec les personnes détenues en vertu des certificats de sécurité. Même si les certificats de sécurité existent depuis les années 1970, selon une forme ou une autre, ils sont devenus depuis la soi-disant guerre au terrorisme, un sujet de débat national important. Ce débat a débuté parmi les communautés ciblées et leurs alliés et s’est répandu parmi le grand public, les médias, les ONG, les communautés juridique et universitaire et les politiciens.

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